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CSSS d'Antoine-Labelle
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Épisode 2

Monsieur Antoine est hospitalisé et fait la connaissance de madame Antoinette

Une préposée se présente à l’urgence pour accompagner Monsieur Antoine jusqu’à sa chambre à l’unité de médecine.

« Bonjour Monsieur Antoine, je me nomme Florence, je viens vous chercher, votre chambre est prête à l’étage. »

« Mlle Florence vous n’avez pas apporté de chaise roulante pour venir me chercher, car voyez-vous, ils m’ont installé une tubulure pour mes médicaments et c’est très encombrant. Sans compter que j’ai aussi tous mes bagages. »

« Vous avez de la difficulté à marcher Monsieur Antoine? »

« Non jeune fille, je suis malade, mais pas complètement invalide. »

«  C’est bien, je vais donc prendre un fauteuil pour apporter vos bagages et je ferai en sorte que votre tige de soluté avec les antibiotiques nous suive. »

C’est ainsi que Monsieur Antoine fît son entrée dans sa chambre à l’étage, où l’attendait une charmante dame qui occupait le lit voisin du sien.

« Bonjour Madame, je me nomme Antoine Desrivières. »

« Bonjour Monsieur, vous allez trouver cela drôle mais je m’appelle Antoinette Labelle. »

« Il y a longtemps que êtes ici? »

C’est ainsi que nos amis firent connaissance. Madame Antoinette lui raconta qu’elle avait 81 ans et qu’elle était veuve depuis 10 ans. Son hospitalisation pour plaie à une jambe datait de seulement une semaine, mais en sa qualité d’ancienne institutrice, elle semblait avoir le plein contrôle de la situation et être  prête à faire part de ses expériences à l’hôpital pour faciliter le séjour de son voisin.

«Vous avez vu ? La jeune femme qui m’a accompagné m’a demandé de marcher jusqu’ici. »

« Oui, c’est normal, c’est comme ça maintenant et il paraît que c’est comme ça à travers la province. »…« C’est l’approche adaptée à la personne âgée, tout le personnel parle de cela ici. »

« Pourquoi, c’est nouveau? »

«  Ici oui, mais il paraît qu’à l’Institut de gériatrie, ça fait longtemps qu’ils en parlent. »

«  La consigne c’est qu’ici, il faut faire comme à la maison. » « C’est pour qu’on garde notre autonomie. »

« Qu’est-ce qu’on peut faire comme à la maison? »

« Moi, je fais mon lit chaque jour, je m’habille, me lave et quand j’en ai l’autorisation je vais prendre de petites marches au corridor; vêtue de mes vêtements. C’est beaucoup plus confortable que leurs fameuses jaquettes. »

« Avec votre tige à soluté et tout ça? Ce n’est pas évident! » Dit-il en montrant sa pompe pour les antibiotiques.»

« Non, vous allez voir que bientôt, ils vont vous retirer tout ça pour vous permettre de vous déplacer plus facilement et lorsque vient le temps des médicaments, ils reconnectent les tubulures pour le temps du traitement. »

« Moi qui pensait me reposer ici… »

« Se reposer, mais on s’occupe aussi; vous aimez jouer aux cartes? »

À suivre…


Pour entendre le commentaire de Dre Suzanne Lebel à CFLO  cliquez ici (3.8 Mo).

Dernière mise à jour le : 02 novembre 2012


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